samedi 11

Arrivée à Cravirola pour la soirée. Ambiance très festive, beaucoup de monde, autogéré mais très organisé.

On s’installe au camping,grand espace sous les bosquets de chênes verts pas besoin de se disputer pour l’emplacement ! Idéal pour installer les hamacs.

Un bon repas avec les produits de la ferme, et spectacle musique de l’est.

Dimanche 12
on discute avec Axel, co fondateur de la coopérative Cravirola.
Sur place au Maquis et depuis février il y a une exploitation agricole en SCOP, qui gère un resto, gîte et camping, et des activités culturelles organisées par l’asso Culture du Maquis, camping et activités étant autogérés par les vacanciers .


Il nous explique en détail le montage juridique de la SAS Terres Communes dont Cravirola fait parti. Cette structure semble résoudre tous les problèmes pour faire d’un lieu une véritable propriété collective dans la durée au delà du collectif, avec une valeur juridique de toutes les clauses antispéculatives, ce qui toujours très ambiguë avec une SCI par exemple. Ici la position est radicale et très engagée, tous ont décidé de renoncer à la propriété et à l’héritage. Mais ils créent une autre sécurité, celle de la pérenité du projet et avec la SAS, de pouvoir transmettre un projet et en recréer un autre ailleurs.

Ils sont déjà dans plusieurs réseaux par leur ancienneté dans les Alpes, ou ils installés depuis 20 ans notamment Repas, Utopia leur fait beaucoup de pub à Toulouse mais ils sont preneurs de diffusion dans les réseaux. Pour le moment il s’agit d’un camping à la ferme mais ils compte le développer pour pouvoir contruire des habitats légers et de loisirs, cabanes etc et pensent faire appel à des personnes plus expérimentées et très motivées. D’ailleurs ils auront besoin d’un ou une architecte ... ! Mais ils font au fur et à mesure suivant les motivations des visiteurs, la participation n’est pas évidente d’emblée pour tous mais les vacanciers prévoient de revenir l’année prochaine, se retrouver pour préparer une animation...
En tout cas, la force et la maturité du projet nous a pas mal retourné , ça nous renvoit à pas mal d’interrogations sur nos propres choix et actions et c’est une bonne leçon d’humilité.
On décide de partir aujourd’hui vers le Cun, c’est un lieu où on a envie plutôt de revenir pour avoir réellement le temps de s’y investir : des idées de chantiers participatifs possibles, de cabanes pour les enfants, d’accueil de rencontres possible Areso, Ecobâtir ? il faut y aller et faire !

ça nous donne des ailes ! !
Arrivée au Cun un peu Far West... personne ? Anne que l’on devait voir là n’a pas reçu nos messages et ne nous attendait pas.


On la verra demain matin, ce soir on s’installe camping, dodo à la belle interrompu en panique par quelques gouttes de pluie ! on monte les tentes mais c’était une fausse alerte !
lundi 13
Les nouveaux acteurs du Cun Anne, Arnaud, Thierry, et Cathy sont en ce moment en plein chantier, en pleine redémarrage du lieu fermé depuis 1 an , pas mal de noeuds dans ce lieu bien chargé, il est un peu tôt pour transmettre. On discute en leur filant un coup de main.
La Sci leur a accordé à la nouvelle association « Champs du Monde » un bail de construction. Ils comptent réouvrir le camping l’été prochain, l’herbergement en dur pas tout de suite ; réinstaller certaines installations de chauffage et d’électricité. Le lieu restera lieu de sensibilisation aux énergies renouvelables, aux enjeux globaux de l’énergie, mais aussi à la construction. Et les associations du plateau, sur la gestion des conflits par exemple, pourront réinvestir les locaux. Ils vont travailler aussi avec le parc qui a besoin de 60 hébergements. C’est prévu d ’aménager un resto, l’accueil, reconstruire autour du four à pain...
à suivre ...

Après un peu de route, on arrive à Cantercel, sur un paysage lunaire avec des bosquets, super beau.

Accueil chaleureux par tous les présents sur le site dans la cuisine d’été, on raconte ce qu’on fait, notre tournée, l’Isle Arné. Annick nous présente Cantercel. L’atelier d’archi, c’est la partie lucrative qui porte l’expérimentation et la recherche architecturale. et il y a une asso qui gère d’autres activités : éducation grand public qui s ’appuie sur la visite des maisons, des chantiers d’été avec pas mal d’étudiants en archi. Ils cherchent aujourd’hui des partenaires qui voudraient s’installer, agriculteur, bureaux d’étude, artisan, le lieu est isolé, pas facile pour toutes les activités mais il y a 100 hectares pour l’expérimentation .
Xavier prépare la pâte à crêpe avec Samuel,

Vincent de Relier nous rejoint pour la soirée.

Jean Pierre un des fondateur du lieu nous raconte la recherche d’habiter et non pas de se loger qu’il retrouve avec les auto constructeurs, seule alternative possible pour accéder à ce qui est autrement un luxe. Le site a un enjeu très politique de recherche appliquée pour utilisation future quand ça sera mûr .
Etienne nous parle de sensations d’espaces et de la maison ronde dans laquelle nous sommes installés,

qui aurait un peu un phénomène d’enfermement pour beaucoup de personnes qui y ont habité, il l’associe au poteau central qui ramène tout au centre, l’espace de la maison n’a qu’un seul centre, poêle, poteau . A l’inverse dans une yourte, qui n’a aucune ouverture mais dont le centre est vide avec l’oculus, qui donne une grande ouverture , et puis on parle de l’espace dans l’architecture cistercienne, que l’on définit comme autère mais qui est en fait toute construite par rapport au son, aux rythmes cosmiques...

en tout cas pour nous, c’est surtout camping milles étoiles, le cadre est propice pour se poser et travailler, on va rester un peu !

mardi 14
Vincent nous présente l’historique et les actions de relier, on réflechit aux coopérations possibles : ils sont en ce moment sur une monographie de certains lieux, collaboration d’architectes, artistes, et sociologues...
mercredi 15
Réveil sous la brume. Au départ, le lieu a été choisi pour sa position à la frontière entre 2 climats continental et méditerranéen qui permettait de tester les matériaux... Annick dit que ça pourrait aussi être un bon observatoire des plantes endémiques. Il y a du potentiel, pleins d’idées sur ce site mais il manque de gens pour l’investir. L’asso veut développer un accompagnement au autoconstructeurs, travailler ave la formation continue sur l’environnement des écoles d’architecture, et la sensibilisation avec les enfants.
L’après midi, on file un coup de main au différents ateliers en cours, panneaux en toile ferrari, soudure, pour installation d’un bloc sanitaire.

Le soir, repas dans la maison horizon, celle qu’habitent Annick et Jean Pierre.

Présentation du projet de l’Isle Arné et atelier blanc avec le diaporama.
jeudi 16
on avance sur la fiche enquête pour pouvoir la montrer ce weekend à la rencontre habitat groupé, occasion de mises au point relationnelles pour bien travailler ensemble ! Bruno reprend toute la présentation à partir des actions de l’atelier blanc et pas seulement de Pied à Terre, pour la représenter ce soir à une autre partie du groupe. Des retours très riches suite à la présentation,beaucoup de questions et fin de la soirée autour du feu en musique